Nous venons d’apprendre la mise en place d’une CLIS (Commission Locale d’Information et de Surveillance) à l’initiative de M. le préfet, alors que le dossier Chèze est à l’état de projet encore à l’étude. Nous nous apprêtions, ainsi que plusieurs municipalités, à lui en faire la demande par courrier.

Nous nous réjouissons donc qu’il ait entendu le désir de transparence exprimé par la population, les municipalités et les associations exaspérées par tant d’opacité sur ce projet privé.

Dans le contexte actuel, caractérisé par une opposition croissante au projet (notre pique-nique citoyen a rassemblé plus de 400 opposants), stimulée par un manque d’information objective, nous souhaitons participer, en tant qu’association et aux côtés de nos élus opposés au projet, à cette enceinte officielle.

Nous espérons vivement avoir enfin accès au dossier Chèze, et notamment à son étude hydrogéologique. C’est à l’heure actuelle ce qui nous importe, recueillir les informations indispensables pour nourrir un débat constructif dans le respect de l’intérêt général.

Une CLIS pour information à ce stade est un atout incontestable… Cependant, nous ne sommes ni angéliques ni dupes, et il faut que les habitants de nos villages sachent que si le préfet donnait son autorisation après instruction du dossier à ce projet déraisonnable, nous continuerions à mobiliser la population et à multiplier nos actions.

En effet, la phase de surveillance d’une CLIS sur un site opérationnel est purement démagogique. Une CLIS est en fait un artifice inventé pour donner une légitimité locale aux associations et aux particuliers représentant les riverains. C’est un outil purement symbolique puisque ces représentants sont sans pouvoir d’influer sur les décisions. Dans ce cas, nous n’aurions plus qu’à opter pour la politique de la « chaise vide », contre la politique de la « Chèze-tout-pouvoir » !

Mais tout cela est bien sûr de l’ordre de la fiction ! Nous n’arriverons jamais à ce stade puisqu’il n’y aura pas de mégadécharge à Volgré, et que, avec nos centaines d’adhérents, nous continuerons à affirmer haut et fort que d’autres solutions existent, plus soucieuses de notre environnement et de notre qualité de vie, et moins coûteuses pour la collectivité.

Le Collectif d’action des 3 Vallées